Silence. Être stupéfait par la densité d’un endroit où tout se concentre maintenant, comme par divination. Conscience de ma présence qui compte absolument dans l’intensité de cette perception. Rester sans voix tant l’harmonie de cette composition ne supporterait aucune diversion ni ajout. À peine un souffle, toujours en quête d’un émerveillement libérateur, pourrait venir se confondre au silence où se nouent les intrications de l’apparence et de l’être. Se retirer légèrement, en surplomb, pour laisser les matériaux du paysage s’adonner au plain jeu des tonalités inouïes. Observer comment ici la matière et les formes ne se combattent plus. Obsession attentive à ces consentements mutuels. Où les couleurs rencontrent la durée pour me laisser le temps de m’habituer à leurs surprises. Infinies, elles décentrent. Jouir de ma capacité à rendre visibles puis exprimables de nouveaux phénomènes non encore remarqués jusqu’alors. Plus tard, pour les humaniser, j’emprunterai le détour intérieur de mots harmonisés à un récit. La beauté résidera dans cet accord que j’approfondirais à chaque passage d’une phrase répétée, aux saisissements de traits photographiques inédits. Inscription.